Circuit n°2 - Pointe du Raz, Cap Sizun, Douarnenez

Au départ de Quimper, lorsque vous aurez rejoint la N165 suivez-la en direction de Brest sur 2 ou 3 km et là ne ratez pas le début du contournement nord de Quimper qui vous amènera jusqu’au point de départ de notre circuit de découverte n°2, celui du Cap Sizun : Douarnenez, à environ 15 km au nord ouest de Quimper.

circuit-decouverte-2Douarnenez Le Rosmeur, le port de pêche.L’idéal pour découvrir Douarnenez est de le faire du haut du sentier côtier «  les Plomarch’s »  Vous y des découvrirez des ruines romaines en particulier des fosses à garun (le nuoc mam de l’époque) vous y aurez une vue sur l’un des deux ports de Douar-nenez : le port de pêche appelé le Rosmeur, l’autre port, celui de plaisance étant le port Rhu (= rouge en breton).

 

0139-2000095-200Après Douarnenez, je vous emmène à la découverte des pointes du Van et du Raz par de la côte nord du Cap Sizun. Cette côte est abrupte et découpée, elle plonge dans la mer du haut de falaises (que nous appelons pointes) du haut desquelles vous aurez une vue superbe sur la baie de Douarnenez et la presqu’île de Crozon en face. Au pied de ces pointes se nichent  souvent de charmantes petites plages sablonneuses discrètes et bien abritées où il fait bon se prélasser. Seul bémol, beaucoup d’entre elles ne sont accessibles qu’en suivant le chemin piétonnier, le fameux  chemin des douaniers qui entoure pratiquement toute la Bretagne. D’ailleurs un petit conseil : abandonnez aussi souvent que possible votre véhicule pour découvrir beaucoup de trésors cachés. La Bretagne se déguste mieux à pied.


0099-200A la sortie de Douarnenez un peu avant le village de Poullan sur Mer cherchez sur votre droite l’allée couverte de Lesconil, assez impressionnante. Question : comment faisaient nos ancêtres pour manipuler de telles masses sans grues, sans tractopelles, avec leur seule intelligence et leurs mains nues ? La question vaut aussi pour les pyramides.

 

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Avant de poursuivre le long de la côte poussez jusqu’au petit village de Confort Meilars à l’entrée duquel vous verrez un spectaculaire calvaire malheureusement noir de pollution  accolé à l’église de St (Ré)Confort dont le village tire son nom, vous y trouverez à l’intérieur une étrange roue carillon. Cette roue vieille de 400 ans est en fait ce que l’on appelle un « ex voto » un cadeau en remerciement de vœux exaucés : ici la guérison d’un enfant muet ou ayant des difficultés à s’exprimer. Cette roue que les visiteurs peuvent faire tourner comporte 12 clochettes de taille et de sonorité différentes, elle a un diamètre de 2 mètres. A noter que dans la cathédrale de Fulda en Allemagne il existe une roue semblable mais beaucoup plus grande et plus lourde puisqu’elle fait 8 mètres de diamètre, pèse 500 kg et comporte pas moins de 500 clochettes !

Cette église et ce calvaire ainsi que tous les édifices religieux dont la Bretagne est  couverte témoignent de l’extraordinaire emprise de l’Eglise catholique sur les populations jusqu’à une époque très récente Il ne faut pas croire que la conver-sion de Clovis fit par miracle de la France un royaume chrétien. L’Eglise dut se battre durant des siècles  pour extirper le paganisme et convertir la société.

0075-200Que de lieux ne trouve-t-on pas chez nous en Bretagne : menhirs, clairières, chênes sacrés, fontaines  qui étaient autant de lieux de cérémonies païennes. L’Eglise s’efforçait de les christianiser en les exorcisant ou en construisant des oratoires puis des chapelles. D’ailleurs lors de vos promenades amusez-vous à compter le nombre de chapelles flanquées d’une fontaine ou construites à proximité. N’oublions pas que nos ancêtres (pèlerins, militaires, étudiants, marchands) voyageaient beaucoup et les fontaines étaient les stations services et les offices de tourisme  de l’époque, où s’échangeaient marchandises, nourriture et informations. De nos jours encore certaines fontaines (et les saints qui leur sont associés) ont la réputation d’avoir des vertus curatives , par exemple favoriser la guérison des brûlures,  des rhumatismes, de la stérilité,  du  psoriasis, du  mal de dos, de  la cécité, que sais-je encore et il n’est pas rare de voir certains de nos contemporains s’y livrer à des pratiques mi-goguenardes, mi-superstitieuses…

un peu d'histoire...

Ce n’est vraiment qu’à partir des 10 et 11ème  siècles  que l’Eglise impose sa loi : tout alors procède de Dieu : l’organisation de la société, la justice, les mœurs, la morale, la science,  la politique…

C’est le temps des croisades, de la chevalerie, de la trêve de Dieu, de la protection de la veuve et de l’orphelin, des cathédrales  et ce, jusqu’au coup de tonnerre de Luther  et de l’avènement qui s’ensuivit des églises réformées. Celles-ci se  dressaient contre les dérives de l’Eglise catholique de l’époque : vente d’ indulgences aux croyants (aux deux sens du terme) censées leur ouvrir les portes du paradis en leur évitant le séjour au purgatoire, orgies, simonie (c’est-à-dire vente de charges ecclésiastiques), népotisme (soit le fait de favoriser son entourage : proches, famille, amis…on pense aux Borgia mais ils n’étaient pas les seuls).

L’essor des églises réformées fut favorisé par la découverte de l’imprimerie qui mettait  à la portée de tout un chacun  la parole divine brute accessible directement dans le texte et non plus expurgée par le filtre des moines copistes, n’oublions pas que le 1er livre imprimé par Gutemberg fut justement la Bible...

L’apparition des églises réformées fut la cause des guerres de religion qui ensanglantèrent l’Europe et en particulier la France durant 30 ans : de la nuit de la St Barthélémy le 23 Août 1572 à la promulgation de l’Edit de Nantes  le 13 avril 1598, on massacre allègrement au nom d’une religion d’amour.
L’église catholique réagit : ce fut la contre réforme. Elle conforta sa présence là ou elle n’avait pas été évincée  ce qui est le cas en Bretagne et ce qui explique partiellement la prolifération d’édifices religieux chez nous, entre autres les enclos paroissiaux que nous rencontrerons plus loin.

 
0141-200De retour sur la route côtière cherchez sur votre droite la pointe du Millier, au bout du chemin vous y découvrirez le moulin à eau de Kériolet et à 100 m de là la barque de pierre de St Cono-gan (en fait un énorme rocher ayant vaguement la forme d’un bateau) la légende veut que ce soit la barque que le moine irlandais ait utilisée pour venir évangéliser la Bretagne. Je peux vous garantir l’authenticité de la légende, je serai un peu plus réservé quant à savoir si l’engin flotte !

0057-200Toujours à Beuzec Cap Sizun poussez jusqu’au bout de la pointe de Kastel Koz (en voiture pour une fois !) vous y aurez une vue superbe sur la baie de Douarnenez et le cap de la Chèvre en face, dans la presqu’île de Crozon. A Goulien se trouve la réserve des oiseaux : beaucoup viennent nicher et se reproduire dans les anfractuosités de falaises escarpées ; cherchez la chapelle de Langroas une des nombreuses chapelles du Cap Sizun, charmante dans son écrin de verdure et admirez à l’intérieur les statues polychromes ; ; retour sur la route côtière, passer devant le parc d’éoliennes. Toujours le long du sentier côtier les pointes de Penharn ou de Brezellec sont assez spectaculaires.

 

0138-200Cherchez aussi les minuscules ports-abris (souvent assortis d’une charmante petite plage secrète) de Porz Meilh, Porz Péron, Porz Lanvers et plus loin Le Vorlen, Bestrée, Feunteun Aod, Porz Loubous, Le Loch, Porz Tarz etc  Pour l’anecdote, c’est souvent dans ces petits ports discrets que les sous-marins anglais débarquaient des commandos ou des résistants en mission.


Arrivé à la pointe du Van quittez votre véhicule pour aller admirer la chapelle St They (flanquée, quant à elle, non pas d’une mais de deux fontaines !) que l’on dirait prête à sombrer dans le vide ! De ce promontoire  vous aurez la meilleure vue du Cap Sizun sur l’océan, la pointe du Raz, le phare de Tévennec et l’île de Sein.

0142-200A 2 km se trouve la baie des Trépassés : grandiose et romantique, avec une immense plage de sable fin, paradis des surfeurs. La visite de la Pointe du Raz ne s'impose pas : vous n’y verrez rien de plus que sur la photo, le piège à touristes dans toute sa splendeur avec la complicité des autorités ! Nous voici de retour au moyen âge où il fallait payer l’octroi pour passer un pont puisqu’ici il faut payer pour voir un site naturel ! A quand une taxe pour voir le mont Blanc ou avoir le droit d’admirer les rives de la Loire ?

0046-200Ne vous laissez pas abuser par les nom  Raz et Van  qui n’ont rien à voir avec le phénomène climatique ou le rongeur : ils signifient courants violents en vieux nordique (il existe un Raz Blanchard à la Pointe du  Cotentin) et Van n’a rien à voir avec le fait de vanner (pour les plus jeunes le sens originel de vanner consiste à jeter en l’air le grain entouré de son enveloppe, que l’on appelle la « balle», le grain plus lourd retombe, la balle étant plus légère est emportée par le vent). On ne peut vanner que les céréales qui ont un grain entouré de cette fameuse enveloppe : blé, orge, avoine, pamelle…Cela dit il existe une expostion très intéressante à Cleden Cap Sizun près des moulins réhabilités de la pointe du Van avec histoire des techniques, explication des modes d'utilisation, photos d'époque... Une journée de battage à l'ancienne a lieu chaque année après la moisson en costume d'époque, journée qui se termine dans la joie par la cuisson du pain avec la farine ainsi fraîchement moulue dans l'ancien four communal remis en service pour l'occasion. L'importance des moulins est attestée un peu partout dans notre région, il n'est que de rappeler le slogan officiel de la ville de Pont-Aven : 14 Maisons, 15 Moulins ! Van signifie ici falaise escarpée ce qui est une bonne description de l’endroit. De même : baie des Trépassés, n’a rien à voir avec la légende (qui est belle) des druides emportant les âmes des morts vers l’île de Sein ; il s’agit simplement d’un glissement de sens du nom breton d’origine « baë an aon » : la baie du vallon vers l’expression proche phonétiquement « baë an anaon » : baie des âmes, devenu sous la plume des fonctionnaires français qui n’y comprenaient rien « des trépassés ».

0145-2000066-200Après avoir ou non visité la Pointe du Raz, Audierne vous attend. En chemin le petit port du Loch avec sa plage de sable fin est très sympathique, à voir également l’église de St Tugen. Cette côte sud du Cap Sizun est moins escarpée que la côte nord et comporte ça et là de jolies plages de sable fin… A Audierne une balade sur le quai Pelletan le long du port s’impose : vous y serez bercés par le cliquetis des mats et le chant des haubans des navires à l’ancre : une véritable invitation au voyage ! A l’embouchure du Goyen la grande plage de Ste Evette est très accueillante dès qu’il fait beau.


La visite de pont Croix peut-être abrégée ou carrément évitée : hormis l’abbatiale et quelques rues « chères » (ainsi appelées car elles sont en pente raide : elles choient, du verbe choir) Peu de véritable intérêt propre à déplacer les foules.

Il existe des dizaines d’églises, chapelles, oratoires, sites archéologiques, allées couvertes, calvaires dans le Cap Sizun. Ma carte de découverte du Cap Sizun en donne soit des photos, soit les coordonnées G P S, elle est disponible dans les campings et hôtels de la région et devrait  bientôt être téléchargeable.

0068-200En quittant Audierne le retour vers Quimper s’impose par la route côtière. A Plouhinec plusieurs choses à découvrir : l’allée couverte de Pors Poulhan, les sites archéologiques de Menez Dragan qui nous ramènent à l’aube de l’humanité : 500 000 ans en arrière,  les dolmens de la pointe du Souc’h. Plus récentes mais aussi intéressantes l’église St Winoc,  les chapelles de Lambabu, de St They toutes deux flanquées de fontaines (qu’est ce que je vous disais ?)  la dernière nichée dans un écrin de verdure à quelques encablures de la plage de Gwendrez, spot très apprécié des surfeurs Les autres plages de la commune, celles de Kersigny et de Mesperleuc, invitent au farniente dès les beaux jours.

0100-200Le petit port de Pors Poulhan nous tend les bras et nous offre le loisir d’une pose récréative. Le fait de dépasser la statue de la bigoudène nous indique que nous quittons le Cap Sizun pour entrer en pays bigouden dans l’immense et spectaculaire baie d’Audierne.

0107-200Un peu plus loin toujours en suivant la côte se trouve une stèle assez étonnante puisqu’elle fait allusion à un évènement datant de 1797 : le naufrage du navire  « Droits de l’homme » qui faisait partie de l’expédition vers l’Irlande conduite par le général  Hoche destinée à prendre à revers l’ennemi juré de la Révolution française : l’Angleterre, navire qui sombra dans la tempête faisant plus de 600 victimes.

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Sur la place de Plozevet se trouve l’un des canons récupérés sur l’épave, vous pourrez également y admirer la statue des sonneurs du sculpteur breton Quillivic.. De retour sur la côte vous trouverez à Penhors Plage face à l’immensité de l’océan le complexe hôtelier de Breiz Armor idéal pour une halte gourmande.

0108-200Un peu plus loin vous pourrez admirer la chapelle de Penhors qui date du 11ème.

 

A quelques kilomètres de là, à Plovan une autre chapelle, en ruine celle la, la chapelle de Languidou

Ensuite, je vous emmènerai découvrir les charmes du pays bigouden et de la côte atlantique.

 

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